Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 09:59

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Véronique Ovaldé, Des vies d’oiseau, Editions de l’Olivier, 2011

 

Des jeunes s’installent chez de riches propriétaires et y vivent clandestinement en leur absence. C’est la pratique des coucous. Les Izarra ont connu pareille mésaventure et ils font appel à la police. Le lieutenant Taïbo mène l’enquête. Il va promener son désenchantement de lieux en lieux. En fait Paloma, la fille des Izarra a disparu depuis de nombreuses années. Qui a-t-elle fui ? Son père ? Sa mère Vida ? A telle un lien avec les actions des jeunes coucou ?

En la cherchant, Taïbo va se trouver, Vida aussi, Paloma enfin. Tout cela dans une Amérique latine un peu rêvée, Argentine réelle ou fantasmée. Milieux sociaux et quartiers violemment antagonistes entre  lesquels les rapprochements sont souvent des échecs, sont décrits dans une langue imagée, intériorisée et très claire. Cette manière d’écrire s’apparente à la littérature caribéenne et à ce qu’on appelle « réalisme merveilleux ». Un livre dépaysant et attachant. Une nouveauté de notre bibliothèque

 

Par croquepagesdemontainville - Publié dans : littérature
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Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 12:06

de Kerangal Maylis de Kerangal, Tangente vers l’est, Gallimard, Verticales, Paris, 2012.


Aliocha est conscrit, il a bien essayé d’échapper au départ à l’armée mais, sans appui, il s’est retrouvé à bord du transsibérien en route vers l’est. Hélène est française, elle a suivi son amant russe en Sibérie, où il est responsable d’un barrage. Elle décide de le quitter et monte en gare de Krasnoïarsk à bord du train en partance pour Vladivostok. Ces deux personnages vont se rencontrer et passer ensemble les longues heures de voyage.

L’auteur écrit dans une langue très belle et claire une histoire qui tient de la brève rencontre dans une atmosphère dépaysante. Les paysages sublimes traversés ainsi que les rapports entre les gens sont évoqués par petites touches. Le rythme du train est transcrit par l’écriture ainsi que la lenteur du voyage.

Ce petit ouvrage de 128 pages  a été écrit lors d’un voyage de l’auteur en transsibérien à l’occasion de l’année de la Russie en France. Une douzaine d’écrivains français ont été invités dans le cadre d’une opération « Transsibérien des écrivains ». ce beau petit livre est le résultat de ce voyage de Maylis de Kerangal.

Il est parmi les nouveautés de la bibliothèque.

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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 10:35

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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 16:51

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Un bon polar, sur fond de Katrina à la Nouvelle Orléans

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une biographie d'un écrivain russe, voyou sublime par un écrivain français fasciné

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Un voyage en transsibérien...

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sur les traces douloureuses d'une mère annorexique et suicidaire

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Un merveilleux livre par un grand écrivain israélien, déjà chroniqué

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 Le prix femina 2011

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Pour ceux qui aiment Douglas Kennedy, son dernier roman

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Carole Martinez, Du domaine des murmures, Gallimard

Un roman historique bien écrit au beau récit

 

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De la science fiction japonaise, un livre plein d'amour et d'étrangeté

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quelque part en Amérique du Sud, on se perd et on se retrouve....

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Une sombre histoire au Sud des Etats-unis, déjà chroniqué. Un bon polar.

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Par l'auteur de Sukkwan Island, un roman remarquable et très dur mais écrit au cordeau...

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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 18:04

images-copie-2.jpeg Lionel Shriver, Il faut qu’on parle de Kevin, J’ai lu , 2006

Kevin Khatchadourian a tué sept élèves et deux adultes dans son collège, la veille de ses 16 ans. Sa mère adresse des lettres au père dont elle est séparée. Ses lettres évoquent sa vie après le Jeudi sanglant et avant. Elle retrace l’itinéraire du meurtrier et de la famille en cherchant le moment où Kevin a dérapé….

Cette mère qui se demande quelle est sa part de responsabilité dans l’acte meurtrier et dans la cruauté de son fils s’acharne à comprendre tout en disant que le pourquoi n’est pas la question à poser. Elle  est poignante de désarroi et de rigidité. Elle cherche les racines du mal et de la violence. Le récit est très prenant et abominable à la fois. Il permet une vraie réflexion sur la violence et sur les multiples facettes de l’être humain. La question du bien et du mal est posée et non élucidée. C’est déchirant car très bien écrit et amené. Comment se situer par rapport à Kevin ? A sa mère ? Au père ?

L’auteur est une femme qui écrit sous le nom d’un homme. Elle évoque une des failles de la société américaine et des épisodes de tueries de masse dans des lycées qui ont secoué les Etats-Unis. Elle essaie de comprendre ces adolescents tueurs avec leur lourde part d’ombre.

On est secoué par cette introspection douloureuse.

Un roman fort à lire quand on est en forme.

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